Soirée DVD : Je suis une Légende
Premier compte rendu de soirée DVD. Hier c'était Je suis une Légende de Francis Lawrence avec Will Smith.
Il y a quelques années j'avais lu le roman de Richard Matheson dont est adapté le film. Je devrais dire inspiré car il ne reste pas grand chose de l'histoire originale. Seule reste la trame de base à savoir un homme seul au monde cherchant un remède pour sauver une humanité infectée par un virus.
Exit le voisin infecté qui harcèle Neville, exit les références au vampirisme et l'utilisation de l'ail, et bonjour la gentille chienne. Le titre prend un sens différent.
Si dans le roman Neville est une légende parce qu'il est le dernier humain sur Terre, dans le film il en est une parce qu'il sauve l'humanité.
Comme pour beaucoup d'adaptation, il faut malheureusement faire abstraction du roman pour ne tenir compte que du film (même si je vais quand même revenir au roman).

Il faut l'avouer la première partie du film est très réussie. L'histoire a été actualisée. On se plaît à suivre Neville au quotidien dans un New York déserté. L'empathie fonctionne. Le réalisateur a évité le piège de la surenchère. Les infectés sont dévoilés peu à peu, tout en gardant le mystère, ce qui provoque tension et suspense. Les scènes d'un quotidien solitaire alternent avec des scènes d'action tendues et bien amenées.
Par contre la deuxième partie du film, qui s'éloigne radicalement du roman, est très moyenne et semble bâclée.
Attention à partir d'ici je spoil. Surlignez le texte pour lire la suite.
A partir de la mort du chien, suite à un piège tendu par on ne sait trop qui (un infecté plus malin que les autres, reliquat du voisin ?) l'histoire dévie.
Dans le roman Neville rencontre une femme qui s'avérera être infectée. Mais elle n'est pas comme les infectés brutaux, elle représente un autre stade, une race émergente différente de l'humanité. Cette découverte d'une nouvelle humanité, part important du roman est ainsi oblitérée dans le film.
Exit donc les deux sortes d'infectés. Neville rencontre aussi une femme mais là, c'est elle qui lui sauve la vie et elle n'est pas infectée. Son introduction et surtout le fait qu'un enfant l'accompagne est ainsi peu crédible. On se demande comment ils ont réussit à survivre aussi longtemps, surtout quand on voit les ennuis qu'ils causent à Neville. Dans le roman, l'infection apporte une explication naturelle ce qui manque dans le film. De plus, cela supprime tout l'intérêt de la relation entre Neville et l'infectée.
La fin perd également beaucoup d'intérêt. Dans les deux cas Neville meurt. Il se sacrifie pour sauver l'humanité dans le film, happy end consensuelle et passe partout, alors que dans le roman il est mis à mort par cette nouvelle espèce, parce qu'il en a tué mais surtout parce qu'il représente le passé dont doit se défaire les nouveaux habitants de la Terre.
Pour conclure, un bon film qui dépoussière le roman de Matheson mais qui en s'en éloignant trop durant la seconde partie perd de sa force et tombe dans le déjà vu.
Le film aurait pu ne pas suivre le roman mais il aurait fallu une autre fin moins banale et "hollywoodienne".
Il y a quelques années j'avais lu le roman de Richard Matheson dont est adapté le film. Je devrais dire inspiré car il ne reste pas grand chose de l'histoire originale. Seule reste la trame de base à savoir un homme seul au monde cherchant un remède pour sauver une humanité infectée par un virus.Exit le voisin infecté qui harcèle Neville, exit les références au vampirisme et l'utilisation de l'ail, et bonjour la gentille chienne. Le titre prend un sens différent.
Si dans le roman Neville est une légende parce qu'il est le dernier humain sur Terre, dans le film il en est une parce qu'il sauve l'humanité.
Comme pour beaucoup d'adaptation, il faut malheureusement faire abstraction du roman pour ne tenir compte que du film (même si je vais quand même revenir au roman).

Il faut l'avouer la première partie du film est très réussie. L'histoire a été actualisée. On se plaît à suivre Neville au quotidien dans un New York déserté. L'empathie fonctionne. Le réalisateur a évité le piège de la surenchère. Les infectés sont dévoilés peu à peu, tout en gardant le mystère, ce qui provoque tension et suspense. Les scènes d'un quotidien solitaire alternent avec des scènes d'action tendues et bien amenées.
Par contre la deuxième partie du film, qui s'éloigne radicalement du roman, est très moyenne et semble bâclée.
Attention à partir d'ici je spoil. Surlignez le texte pour lire la suite.
A partir de la mort du chien, suite à un piège tendu par on ne sait trop qui (un infecté plus malin que les autres, reliquat du voisin ?) l'histoire dévie.
Dans le roman Neville rencontre une femme qui s'avérera être infectée. Mais elle n'est pas comme les infectés brutaux, elle représente un autre stade, une race émergente différente de l'humanité. Cette découverte d'une nouvelle humanité, part important du roman est ainsi oblitérée dans le film.
Exit donc les deux sortes d'infectés. Neville rencontre aussi une femme mais là, c'est elle qui lui sauve la vie et elle n'est pas infectée. Son introduction et surtout le fait qu'un enfant l'accompagne est ainsi peu crédible. On se demande comment ils ont réussit à survivre aussi longtemps, surtout quand on voit les ennuis qu'ils causent à Neville. Dans le roman, l'infection apporte une explication naturelle ce qui manque dans le film. De plus, cela supprime tout l'intérêt de la relation entre Neville et l'infectée.
La fin perd également beaucoup d'intérêt. Dans les deux cas Neville meurt. Il se sacrifie pour sauver l'humanité dans le film, happy end consensuelle et passe partout, alors que dans le roman il est mis à mort par cette nouvelle espèce, parce qu'il en a tué mais surtout parce qu'il représente le passé dont doit se défaire les nouveaux habitants de la Terre.
Pour conclure, un bon film qui dépoussière le roman de Matheson mais qui en s'en éloignant trop durant la seconde partie perd de sa force et tombe dans le déjà vu.
Le film aurait pu ne pas suivre le roman mais il aurait fallu une autre fin moins banale et "hollywoodienne".
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