Je suis allé au cinema : Wall-E
Encore une fois la patte Pixar est là. Une animation parfaite, de belles images et une musique qui vient parfaitement supporter la quasi absence de dialogue, avec en prime du Peter Gabriel, que demander de plus ?La trame scénaristique tourne autour de deux axes. Une "histoire d'amour" entre un Wall-E innocent et émotif et une Eve plus mature et froide mais que ne tardera pas à fondre.
Ne pas supporter les amourettes mielleuses serait une raison pour vous de fuir ce film.
L'autre axe est l'histoire à proprement parler, à savoir les péripéties consécutives à l'introduction de deux grains de sable, Wall-E et spoil une plante spoil, dans un système bien huilé, le vaisseau spatial où se sont réfugiés les derniers humains.
Tous les ingrédients d'une bonne recette sont là. Un message écologique, c'est important d'y sensibiliser les enfants et quoi de mieux que de le faire passer dans un divertissement. Une critique totalement ouverte des mauvaises habitudes alimentaire et d'hygiène de vie de nos amis américains mais qui touche peu à peu la planète. Une histoire d'amour. De l'aventure. Des gags.
Malheureusement les proportions sont déséquilibrées. On y joue trop de la fibre sentimentale, de l'émotion à outrance, du côté mignon et des belles images face à un déroulement trop linéaire et sans vraiment de surprise, le tout baignant dans un humour très enfantin.
En fait le film est à l'image de son petit héros Wall-E, mignon, enfantin, émouvant, comtemplatif et rêveur. Mais malgré quelques références compréhensibles par les plus vieux, comme 2001 : l'Odysée de l'espace avec le pilote automatique qui ressemble fort à Al, il est avant tout destiné aux enfants. Un peu dommage après un Ratatouille qui pouvait combler petits et grands sans problème.
Pour finir une remarque personnelle sur la fin.
spoil
Gravement endommagé Wall-E est réparé par Eve mais le changement de carte lui fait perdre personnalité et mémoire. Happy end oblige un éclair, forme de baiser robotique, entre lui et sa dulcinée lui fait retrouver ses esprits. Pourquoi faut-il qu'il redevienne comme avant ? Pourquoi cette feinte ? Tant qu'à abuser de la carte émotion autant le faire jusqu'au bout. L'histoire aurait gagné en profondeur si Wall-E avait définitivement perdu la mémoire, s'étant sacrifié pour sauver l'humanité d'elle même. On aurait eu là un vrai moment fort qui aurait marqué les esprits et pas seulement une feinte un peu gratuite et vite oubliée.
spoil
Mention spéciale pour le court métrage d'introduction Presto. Le lapin a sans aucun doute mangé de la ratatouille.
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